L’aubépine

Posted on mars 25, 2019 | 0 comments

Crataegus

 

Trouver la voie, alignement, centrage

 

Certains arbres se repoussent les uns les autres, c’est la timidité végétale. D’autres fusionnent en un seul arbre. L’aubépine, qui est considérée comme un arbre, ne fait ni l’un ni l’autre. Elle se faufile dans les interstices avec souplesse en étant capable de modifier sa trajectoire de pousse avec élégance et attention. De fait, elle n’a pas de forme aussi marquée que le chêne ou l’arbre de Judée, reconnaissables entre tous même en plein hiver. Elle peut revêtir des formes d’arbres « classiques », comme celles de buissons, en fonction de son environnement. C’est un véritable caméléon.  A force de trouver différentes formes, son génome a progressivement divergé, si bien qu’on compte plus d’un millier de variétés d’aubépines différentes réparties en 35 espèces autonomes.

Et comme pour tous les caméléons, dur de trouver son identité à force de se sur-adapter aux contraintes spatiales environnantes !

La seule manière d’y parvenir, c’est de rester absolument centré. Au-delà de la forme, c’est à dire de l’apparence, du comportement, l’aubépine aide à revenir à soi, à ses compétences, ses croyances et ses valeurs, son identité profonde. En gros, pour ceux qui connaissent les « Niveaux logiques de Dilts », l’aubépine nous aide à renforcer les niveaux profonds (de 3 à 6) car les premiers niveaux peuvent être trop « mouvants ». L’aubépine aide à rester présent à soi-même, notamment quand l’environnement devient trop « décentrant » ou source de conflits intérieurs.

Elle est très inspirante lorsqu’il s’agit de prendre une décision importante, car la décision ne sera pas prise en fonction des dictats extérieurs (l’environnement). Elle ne sera pas non plus prise en fonction de dictats intériorisés mais hors du « self », à savoir les injonctions qui nous programment, comme par exemple le besoin de se conformer à des modes pour ne pas risquer d’être exclus du groupe. Nous prendrons notre décision depuis un endroit de nous plus proche de notre « soi profond ».

Et comme elle a plutôt à voir avec des niveaux profonds, elle se fait discrète quand bien même on la trouve partout. Discrète et délicate. Que ce soit la finesse de ses épines, pourtant acérées et solides, des pétales de ses petites fleurs blanches, de ses feuilles multilobées ou de ses baies rouges vif, qui égayent nos campagnes et nos bordures de forêts de septembre à mars. Pour ceux qui n’y prêtent pas une attention spécifique, elle sait se rendre inaperçue.

A un niveau plus physiologique, l’aubépine apporte de nombreuses vertus. C’est la plante du coeur sur de nombreux plans, et elle est utilisée dans des centaines de médicaments. Elle contient des flavonoïdes, des antioxydants et des proanthocyanes. Ces molécules agissent pour réguler les battements de coeur, soutenir le myocarde, réguler la tension, et stimuler le système parasympathique (ce qui revient à calmer l’activité nerveuse). Et la bonne nouvelle, c’est qu’en plus, une infusion d’aubépine est délicieuse (fruits, fleurs ou feuilles), surtout couplée avec par exemple quelques cynorhodons (les fruits de l’églantine, qui amènent l’ouverture, mais c’est un chapitre qui vous sera compté une autre fois) !

Et pour la légende, et une forte dimension symbolique, la couronne du Christ sur sa croix aurait été tressée à partir de branches d’aubépines, dont les épines sont drues. Cela a ensuite entouré l’aubépine d’une aura positive : les rameaux d’aubépine étaient utilisés pour chasser le « mauvais oeil » ou se protéger de la foudre car on pensait que le diable ne pouvait frapper une plante qui avait touché la tête du Christ.

 

Sources

L’énergie des arbres, Plantes et Santé, hors série

L’énergie des arbres, Patrice Bouchardon

Accueillir l’énergie des arbres guérisseurs, Patrice Bouchardon

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