Une approche de la santé globale

Cet article reste une ébauche de réflexion et chaque élément textuel du schéma ci-dessus pourrait faire l’objet d’un chapitre de plusieurs dizaines de pages, potentiellement, afin de développer.

Nous présentons ici notre approche de la santé globale, elle-même hybridée de plusieurs approches / philosophies : la sylvothérapie (évidemment) et la définition de la santé par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), mais aussi Onehealth, la systémie, le modèle des 8 Shields au service de la régénération communautaire (issu des cultures racines de plusieurs continents), la Communication NonViolente (CNV), l’économie symbiotique et l’écopsychologie.

Le propos en résumé est le suivant : la santé humaine est profondément interdépendante de celle des écosystèmes et de notre société si bien que concevoir un système de santé qui ne prendrait soin que des individus en mauvaise santé en essayant de diagnostiquer puis de résoudre leurs maladies, sans s’intéresser à tout le reste, dont les effets de la santé de la société et de la santé des écosystèmes sur le bien-être des individus, serait gravement incomplet et terriblement inefficace, voire contre-productif. Oups, c’est justement notre système de santé, me glisse-t-on dans l’oreillette !

Car, oui, actuellement, notre fonctionnement ressemble plus au schéma ci-dessous.

 

Ce schéma montre que dans chaque interaction entre les trois sphères (la sphère des individus, celle de la société et celle des écosystèmes dans laquelle cette dernière se développe), c’est totalement dysfonctionnel.

Ce système de santé un système technosolutioniste, individuel, basé sur une approche par la maladie et non la prévention, en silo, inégalitaire (au niveau mondial), très coûteux, lui-même très polluant et vérolé par sa financiarisation.

Ici, chaque flèche va avoir des conséquences négatives sur la santé de la sphère vers laquelle elle arrive. Par exemple, la destruction du vivant génère de l’éco-anxiété chez les individus. Cette éco-anxiété va avoir des conséquences importantes sur la santé mentale, et parfois physique ou relationnelle des individus (stress, dépression, perte de sens, maladies auto-immunes, rejet par les proches…). Chaque ligne de chaque texte associé à chaque flèche de ce schéma peut générer des effets graves pour la sphère concernée. C’est ce que nous pouvons constater, chaque jour, aux actualités, et ce, de manière croissante ces dernières années.

Pour quitter ce système et passer au Symbiocène, c’est à dire à un système de santé globale, il va falloir agir sur chaque flèche, et ce, de manière concertée, avec là encore, une approche systémique. 

L’approche de quasiment tous les maux égrénés quotidiennement aux actualités par le prisme de la santé globale présente un intérêt majeur, celui de créer un peu plus de consensus que l’approche utilisant ce qui est devenu un gros mot chez beaucoup : « l’écologie ». En fait, c’est exactement la même chose, mais vu depuis d’autres lunettes, un autre corpus ontologique, plus accepté dans la plupart des classes sociales. Qui pourrait dire : « Ah non, la santé, c’est peu important ! »

La santé globale est un projet qui peut rassembler quand l’écologie est en train de démontrer qu’elle a divisé.

Alors, même si inverser les effets de chaque flèche va exiger beaucoup d’énergie, l’aspect fédérateur de cette vision peut redonner espoir, de même que la vision finale. Imaginez un seul instant une société régénérée, où la santé serait pensée aussi globalement que dans le schéma vertueux ?

Quelques exemples possibles :

  • Les institutions soutiendraient une approche respectueuse de chaque être, organiseraient ou réguleraient le prélèvement de chaque être pour les besoins de chaque individu (vous noterez que le terme « ressource » a disparu).
  • la gratitude pour les êtres prélevés REdeviendrait un réflexe pour les individus
  • La société, avec l’aide des écosystèmes et d’une culture de la connexion REdécouverte, permettrait à chaque individu de s’épanouir en sécurité, et de trouver son don, et ensuite, chaque individu offrirait son don en retour à la société et aux écosystèmes, comme c’est le cas dans les cultures racines (cf. 8 Shields).
  • Une société où, évidemment, toute pollution serait réduite au stricte minimum, et fortement canalisée.
  • Une société où l’économie ne serait plus une fin mais un moyen, et permettrait non seulement de préserver les humains et les autres vivants mais les régénèrerait, c’est à dire permettrait que leur santé augmente via la production de biens et de services. Cela existe déjà au travers de l’économie régénérative, et pourrait même devenir une généralité, généralité pensée par Isabelle Delannoy dans l’Economie Symbiotique, déjà en 2016.

Imaginez alors comment évolueraient les curseurs du bien être physique, psychique et relationnel des individus, et comment, en retour, ils seraient plus en état (et motivés) pour s’engager à leur tour pour la communauté, le sens et la confiance étant retrouvés ?

Ce schéma n’est pas utopique car il est rassembleur. Déjà, de grosses entreprises s’engagent pour l’approche Onehealth (qui est une première étape de cette approche-là) et pour certaines, ce n’est pas du healthwashing (greenwashing de la santé). Depuis des années, l’OMS, institution mondiale et, a priori, de l’ancien monde, alerte déjà sur plusieurs éléments allant dans ce sens : en donnant une définition de la santé qui dépasse largement l’absence de maladie (elle parle justement de bien-être complet des individus) et en développant le syndrôme de manque de nature.

Alors à notre échelle, nous pouvons promouvoir ce récit symbiocénique motivant autour de nous, et appliquer déjà, du mieux que nous pouvons, certains de ses grands principes.

A commencer par reprendre les bains de forêt ? 😉

Entre les Arbres peut vous concocter une sortie « Santé globale » sur mesure.

A bientôt sous les branches ?

Et à bientôt dans le Symbiocène ?

 

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